A mi-parcours du calendrier, le président Gaëtano Falzone fait le point sur le déroulement du Challenge Condrusien et sur les chiffres de participation. Cette longue interview vous fait aussi découvrir ou redécouvrir l’esprit du Challenge.
Gaëtano Falzone, président, quel bilan peux-tu dresser après la première partie de la saison du Challenge Condrusien ?
« Ce bilan est très satisfaisant. Chaque année, on se fixe des objectifs raisonnables. La saison dernière, nous avions fixé une participation moyenne de 300 coureurs par course. On a finalement eu 340 coureurs en moyenne. Cette année, comme les taux de participation sont partout à la hausse, je me dis qu’on va arriver à 400 coureurs de moyenne. C’est très bien ! »
Tu vises aussi la stabilité ?
« Ce que je souhaite, c’est qu’il n’y ait pas de grande différence dans les succès des différentes organisations. Il ne faut pas une locomotive énorme, du style d’une course qui enregistrerait 1.000 participants et une autre qui en compterait une centaine. Je souhaite un équilibre entre les courses les plus importantes et les moins fréquentées du calendrier. Jusqu’à présent, on se maintient, avec des chiffres qui évoluent entre 400 et 600 participants. La moyenne actuelle est de plus de 450 inscrits (dans la totalité des courses) et de 420 finishers. Mon espoir est de progresser un peu chaque année, mais pas de beaucoup pour ne pas exagérer. L’objectif est de progresser petit à petit, sans se prendre la tête. On reste égaux à nous-mêmes, on reste modestes, on ne se la pète pas ! »

« Ce que j’aime pas dessus tout, c’est que ce sont les coureurs qui nous jugent. »
Gaëtano Falzone
Quels retours reçois-tu des participants ?
« Ce que j’aime par dessus tout, c’est que ce sont les coureurs qui nous jugent. Ce n’est pas nous qui crions que nous sommes l’un des plus beaux challenges. Les participants vont aussi voir ailleurs, jaugent et voient ce qui s’y passe. C’est bien pour nous. Pourquoi ? D’abord, parce qu’ils voient la manière dont nous fonctionnons, avec un calendrier qui n’est pas trop chargé. Nous permettons aux participants d’aller voir ailleurs. On ne les frustre pas. J’aime aussi participer à d’autres épreuves, comme la Descente de la Lesse dans le Delhalle. Ou participer à un Trail. Si j’ai trop de courses dans le calendrier du Challenge Condrusien, cela m’empêche de le faire. J’aime permettre aux gens d’aller voir ailleurs et de ne pas les accaparer par un seul Challenge. C’est aussi l’esprit du Challenge Condrusien.
Quel est le nombre de Challengistes inscrits cette année ?
« L’an dernier, nous avions 335 challengistes. On a augmenté de quelques pourcents, conformément à la tendance actuelle des joggings. Nous sommes à 360. Le chiffre des challengistes augmente de la même manière que le taux de fréquentation des courses. On ne fait pas d’explosion dans les chiffres. Les gens viennent principalement pour s’amuser. Ils aiment bien. Ils s’aperçoivent qu’il y a aussi des participants qui disputent le classement final. Mais cela concerne quarante ou cinquante personnes. Les autres viennent pour le plaisir et rien d’autre. »
« Baudoin Fastré a connu un moment de ras-le-bol dans la course à pied. Mais il va revenir pour notre esprit de famille. »
Gaëtano Falzone

Comment décrire l’esprit du Challenge Condrusien ?
« Pour moi, le Challenge reste convivial. Quand de nouveaux coureurs arrivent, ils n’ont pas encore adhéré à notre philosophie. C’est normal. Mais après un ou deux ans, ils y ont adhéré totalement. Ils ont compris que c’est la vraie philosophie de la course. On voit alors des gens qui nous remercient, qui nous tapent sur l’épaule. Ils restent boire des verres. Quand je vois le nombre de personnes qui restent encore après le tirage de la tombola, je comprends que les gens aiment se revoir et s’amuser parmi nous. Certains anciens sont heureux de se croiser à nouveaux et de partager leurs souvenirs. Regarde l’exemple de Baudoin Fastré: comme tout le monde, il a connu un moment de ras-le-bol dans la course à pied. Mais il va revenir pour notre esprit de famille. »
Comment voudrais-tu voir évoluer le Challenge Condrusien au cours des prochaines années ?
« Franchement, mon souhait est qu’il reste tel quel. Je ne voudrais pas qu’il devienne un challenge de « pète-culs », où seulement la performance sportive va compter. De toute manière, ceux qui viennent chez nous savent que les chemins sont tellement particuliers qu’on ne sait pas faire de la performance chronométrique. Je me rends compte que toutes les personnes qui sont sur les podiums sont aussi celles qui ferment les bars. C’est la preuve qu’ils ont adhéré à notre philosophie familiale et conviviale. S’ils courent pour la gagne, ils restent au bar. Et çà, j’adore ! »
Quels conseils peux-tu donner à un sportif qui voudrait débuter la course à pied à travers un Challenge Condrusien ?
« Commencer par les petites courses. S’amuser et regarder les types de terrains qu’il va retrouver quand il décidera de passer aux plus longues distances. Il va retrouver une montée sur le petit tracé, mais trois ou quatre sur la grande distance. Mais cela va être ainsi: il y a des bois, des sentiers en terre, des chemins en caillasses, des descentes très belles ou techniques. Que chaque débutant vienne se rendre compte exactement de ce que c’est. Pour le moment, la mode est aux Trails. Mais le Challenge Condrusien, c’est l’école parfaite pour se lancer dans ce genre de course à pied ! »

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