Le Challenge Condrusien entrera bientôt dans sa trentième année. Le président Gaëtano Falzone revient sur les différentes étapes de notre beau Challenge, avec une plongée dans ses souvenirs et les archives existantes.
On vous explique tout ! Du moins ce qui ne s’est pas encore effacé des souvenirs et des archives du Challenge Condrusien. Qui l’a créé. Comment le Challenge a évolué au travers des années. Qui sont les fidèles. Et quelles sont les chevilles ouvrières qui ont constitué les différents comités qui ont permis à la compétition de se dérouler.
Gaëtano Falzone, actuel président du Challenge Condrusien, aime répéter que le Challenge n’appartient pas au comité qui le représente. Le Challenge est l’œuvre des organisateurs et des concurrents, qui sont représentés dans le comité par les membres du CA. Le Challenge Condrusien, c’est donc votre Challenge !
« C’est d’abord Francis Debrie, qui avait initialement créé un Challenge en Hesbaye (car il y habitait) et s’en était ensuite retiré, qui avait eu l’idée de créer un Challenge Condrusien, détaille Gaëtano Falzone. Il avait demandé à quelques coureurs s’ils voulaient bien organiser des épreuves, comme à Marchin et à Sprimont. Certains ont accepté et le Challenge a débuté ainsi. Les catégories d’âge existaient, mais sans remise de prix spécifique pour ces catégories. La première édition s’est déroulée en 1997. En faisant trois courses sur les cinq existantes, les participants avaient droit à leur cadeau. Cela a débuté ainsi. »
Un comité en 2011
L’arrivée de sponsors en 2000 a permis ensuite d’offrir des récompenses pour les différentes catégories, avec des participants ravis de quitter les épreuves avec une boîte de café, un verre, une tasse… Mais, peu à peu, le Challenge Condrusien a pris de l’ampleur. Le relevé de chronométrage, effectué manuellement, devenait dépassé.
« Francis Debrie s’occupait vraiment de tout, explique l’actuel président. Le comité, qui était plutôt un groupe de personnes concernées, était formé par tous les organisateurs. On faisait une réunion, on décidait de ce qu’il y avait à faire et c’est Francis qui mettait tout en place. En 2009, on lui a suggéré d’évoluer vers plus de modernité. Il a accepté. C’est ainsi que s’est mis en place le premier vrai comité en 2010. Dans la foulée, on a présenté l’idée d’utiliser des puces électroniques pour effectuer les chronométrages. Cette modernisation a entraîné une légère augmentation des coûts et du prix de la participation au Challenge. Francis Debrie n’a pas souhaité cette augmentation et s’est retiré. Ainsi est né le premier comité. »
Gaëtano Falzone arrive à la tête d’un comité qui compte aussi sur les services de Pierre Jadot, Manu Huet, Marc Goffart et Jean-Marc Delhasse.
L’Asbl du Challenge Condrusien est née officiellement en 2011. Les rôles de président, secrétaire et trésorier sont officiellement attribués. Marc Goffart prend en charge le chronométrage pour une société limbourgeoise.
« On a continué à évoluer, précise Gaëtano. Après le Challenge Delhalle, c’est nous qui avons mis en place le système de puces électroniques. Pour un « petit » challenge, nous étions déjà dans la modernité, sous l’impulsion de Manu Huet. C’est lui qui a instauré les idées de modernité. »
Mais encore…
Souvenirs, souvenirs…
Gaëtano se souvient de quelques grands moments. Comme la première fois qu’une épreuve, à Bois et Borsu, a enregistré plus de mille participants. Mais aussi de participants qui l’ont marqué.
« Le plus extraordinaire était Eric Jérôme, le coureur qui avait typiquement l’esprit du Challenge Condrusien, annonce Gaëtano. Il était phénoménal. Je crois qu’il a toujours le record du nombre de victoires au Marathon de Visé. Après, il y a eu Frédéric Collignon, Guy Fays, Patrick Philippe, Freddy Locar et Charlier, dont le prénom échappe à ma mémoire. Eric Jérôme était le seul capable, avant la course, d’aller boire des verres et de manger un sachet de frites. Il gagnait tout. Il n’avait aucun style, mais c’était un phénomène. Le phénomène de la course à pied en région liégeoise. Frédéric Collignon et Guy Fays étaient plus professionnels dans leurs entraînements. »
Le président évoque l’évolution de la course
« L’élite de l’époque était plus forte que l’élite d’aujourd’hui. Mais le peloton est plus fort aujourd’hui qu’à l’époque. A l’époque, certains participants étaient tellement lents qu’on les faisait partir une demi-heure avant. Ils mettaient parfois deux heures pour faire le parcours. Cela n’existe plus aujourd’hui. »
Des événements marquants
« Il y a eu les remises des prix au Château de Modave, où la salle était comble et les serveurs ne savaient même plus se faufiler pour amener les verres. Les gens bloquaient tout devant le bar. Je me revois encore sur la scène, avec ma femme et lui dire qu’on avait réussi quelque chose de bien. Cela m’est déjà arrivé de pleurer devant notre succès. »
Comme à la Neupréenne, l’organisation propre à Gaëtano.
« Quand j’ai rassemblé 800 inscrits à la Neupréenne, j’ai pleuré. Je me suis convaincu que moi, étranger, j’étais parvenu à m’intégrer en Belgique et à réussir dans mes projets. Je me suis aussi rendu compte que les gens venaient pour moi. »
L’histoire avait aussi débuté du côté de Seraing.
« J’ai découvert le Challenge Condrusien à Tilff, alors que je faisais partie des Serunners, avoue le président. C’est à la publication des classements que j’ai découvert que j’étais premier en V1. Je n’en revenais pas. A Ben-Ahin, la course suivante, j’ai commencé à mordre dedans. J’ai essayé d’amener du monde dans mon sillage. Mais les gens étaient sceptiques. C’était un peu deux mondes opposés, les citadins et les fermiers. Je les ai fait changer d’avis. Et quand les gens de Seraing on vu les cadeaux amassés lors des podiums, ils ont changé d’avis. Ils ont voulu organiser une course à Seraing. Je me suis battu pour trouver des gens pour disputer l’inter-équipes. Un des premiers participants du club de Seraing à me suivre sur le Challenge Condrusien était Calogero Mauro. Il est certainement le participant qui a disputé le plus de courses sur le Challenge Condrusien. »
L’histoire est belle !
Ils ont porté le Challenge Condrusien à travers le comité
Francis Debrie (fondateur avant le comité), Gaëtano Falzone, Marc Goffart, Pierre Jadot, Jean-Marc Delhasse, Manu Huet, Christel Jehaes, Stephen Diederen, Emilie Bultot, Christophe Jottard (« Tchang »), Pierre Duchâtelet, Marie Jadot et Nicolas Gimenne.
Les participants les plus fidèles depuis la première heure
Calogero Mauro, Michel Mancini, Croce Falzone, Baudoin Fastré, William Vincent, Gaëtano Falzone, Marcel Baeckelandt, Esméralda Couvreur, Frédéric Robinet, Agnès Demoitié, Christine Cordier, Patricia Le Maire, Sandrine Host.






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